Préface
Personnel
enseignant à part entière, le Professeur-Documentaliste, recruté sur la base
d‘un CAPES de documentaliste est titularisé, à la suite d’une formation d’une
année dans les I.U.F.M, comme professeur certifié chargé, dans un établissement
scolaire, de rassembler, classer, conserver des documents et de les tenir à
disposition des élèves et des professeurs. C’est dire à quel point, depuis son
statut de 1973, il a su se rendre indispensable dans un établissement
scolaire ! C’est dire aussi à quel point on exige de lui, combien il doit
démultiplier son rôle dans le CDI qu’il anime à raison de 30 heures
hebdomadaires (+ 6 heures à l’extérieur) à la fois professionnel de
l’information, enseignant, éducateur et gestionnaire, le professeur-documentaliste
fait partie de l’équipe pédagogique qu’il assiste dans toutes ses missions de
transmission des savoirs et des valeurs éducatives indispensables à la
formation du citoyen. Il participe à des projets pédagogiques disciplinaires ou
interdisciplinaires. On le voit bien dernièrement pour la réalisation des T.P.E
dans les lycées, des P.P.C.P dans les L.E.P ou des I.D.D dans les collèges. Les
meilleurs projets se font le plus souvent avec sa collaboration, et même à la
limite sans elle, il n’y en a pas ! Il offre un espace ressources documentaires
(usuels ; livres ; cédérom ; périodiques ; Internet), les
logiciels et matériels de sélection et de tri des documents (B.C.D.I…), une
aide méthodologique, un carnet d’adresses sur Internet, etc.
Bref,
on lui demande beaucoup, et de plus en plus, puisqu’il est l’un des moteurs
innovants de l’évolution des établissements scolaires, notamment par
l’introduction dans les lycées et collèges des nouvelles technologies.
C’est
lui qui propose et conduit la politique documentaire de l’établissement en ce
qui concerne les développements à la fois des aspects matériels et des aspects
pédagogiques liés à l’information et à la documentation, en fonction des
établissements et des élèves auxquels il s’adresse. Il participe pleinement au
fonctionnement du système éducatif en favorisant l’application des programmes
des différentes disciplines et des réformes.
Responsable
de la politique documentaire de l’établissement, il conçoit, structure et
aménage les moyens propres à sa réalisation. Il choisit les équipements
permettant l’accès aux ressources des nouvelles technologies de l’information
et de la communication. Il met à disposition de tous les outils d’information,
de communication et de documentation. Il constitue, en liaison avec ses
collègues enseignants, le fonds documentaire de l’établissement. Il reste
informé de la modernité de tous les supports documentaires, de l’évolution
éditoriale des éditeurs. Il s’appuie sur une analyse des besoins des usagers de
la communauté scolaire afin d’actualiser et de diversifier les moyens
documentaires. Il fait des propositions d’acquisition des documents et des
matériels relevant de la politique documentaire de l’établissement dont il est
le précieux conseiller. Il apporte sa compétence pour aider les élèves et les
professeurs à utiliser des sources documentaires et à produire des documents.
Il
participe à l’information et la formation des élèves et des enseignants au sein
de l’établissement. Il les initie à la recherche documentaire :
connaissance des ressources, outils de recherches de l’information et des
principes de classification des documents, définition des objectifs de
recherche, sélection des mots-clés, des documents et de l’information
pertinents, compréhension, prises de note et organisation de l’information [1].
Il fait connaître l’état et l’évolution des supports d’information et de
communication écrits, audiovisuels, multimédia : dossiers documentaires,
ouvrages et périodiques thématiques, cassettes, vidéo, diapositives, cédéroms,
dictionnaires, encyclopédies, catalogues, banques de données, publications documentaires
et pédagogiques de l’O.N.I.S.E.P pour l’information et l’orientation des élèves
etc.
Le
professeur-documentaliste favorise l’acquisition de méthodes de travail et la
maîtrise de l’autonomie des élèves, l’apprentissage de leur responsabilité. Il
leur donne accès à tous les savoirs et gère le système auto-documentaire de
l’ONISEP qui permet à chaque élève de s’informer sur les filières de formation
et les métiers qu’ils envisagent.
On
comprend à quel point le recrutement et la formation des
professeur-documentaliste est important. Certes les professeurs stagiaires,
lauréats du CAPES, auront toutes opportunités pour s’informer et se former à
leur nouveau métier. Mais, avant de se présenter au CAPES de
professeur-documentaliste, il importe que les futurs candidats réfléchissent
sur la « vérité » de leur motivation. Ce manuel devrait les aider. Et
on ne peut que leur conseiller de bien lire notamment la partie consacrée au
« profil ». Un métier, c’est une grande partie de la vie d’un
individu. Bien réussir, c’est gagner du bonheur. Lisez bien aussi les
conditions de recrutement et l’organisation des épreuves. Les auteurs ont
analysé pour vous les textes de référence pour que vous puissiez vous présenter
en connaissance de cause. Enfin, la motivation même ancrée sur une motivation
solide et sincère ne suffit pas : les auteurs vous proposent une méthode
de travail qu’il faudra bien méditer pour l’adapter à votre personnalité. Le
chapitre 2 vous place dans les meilleures conditions pour la réussite des
épreuves écrites d’admissibilité au CAPES, qu’il soit externe ou interne, et
enfin — car cela manquait — au Troisième concours. Mais quand on est
admissible à l’écrit, encore faut-il réussir les épreuves orales ! Et
c’est là qu’excellent nos auteurs, par ce qu’elles ont à la fois l’expérience
du métier et celui du jury, de ses exigences, du « profil » qui lui
font choisir un candidat plutôt qu’un autre : à bien lire pour vous
entraîner. L’épreuve pré professionnelle d’admission sur dossier est redoutable,
mais bien traité pour vous y préparer dans les meilleures conditions. Enfin
l’examen professionnel et le CAPES réservé nécessitaient une solide
préparation, puisque ce n’est que sur une épreuve orale après remise d’un
rapport sur l’expérience professionnelle du candidat que celui-ci sera classé
et titularisé comme certifié. Suivez bien les conseils pour affronter l’oral…
Enfin, quelques informations pratiques devraient aider les lauréats, notamment
la formation dans les I.U.F.M. et votre certification. Le dernier chapitre est
opportun car on se perd dans le maquis des concepts et des termes techniques à
connaître.
Et maintenant BONNE CHANCE !
Gilbert
PY
Inspecteur
d’académie hors classe.